RIVERDAY - Edito Média Carpe N°159

Edito magazine Média Carpe

RIVERDAY

 

Dans ce titre, je fais référence à une série qui fait le buzz sur Netflix, dans laquelle les épisodes et les saisons se succèdent : Riverdale ! Bien plus tragique – et cette fois-ci bien réel – nous vivons à l’heure où j’écris cet édito un second confinement, alors que nous attendions tous avec impatience cette période souvent faste pour la pêche qu’est l’automne. Pouvons-nous espérer y retourner ? Et quand ?

 

À EN CROIRE LES SCIENTIFIQUES, il faut s’attendre à d’autres vagues de Covid 19 et même craindre que d’autres virus apparaissent, à cause de la pollution et de son corollaire le réchauffement climatique, du dégel du permafrost, des mutations ou plus directement des mains de l’homme.
Nul doute qu’il va falloir apprendre à vivre avec, encore quelque temps !

QUE FAIRE ?

Puisqu’il va falloir faire avec, est-ce qu’il ne faudrait pas simplement se demander si l’on peut vraiment véhiculer le virus en allant à la pêche ? Intuitivement j’ai envie de dire que si le pêcheur solitaire reste dans un rayon de 100 kilomètres et que s’il évite de croiser du monde, il ne risque pas de contaminer grand monde au bord de l’eau. Pourquoi notre activité ne pourrait-elle donc pas reprendre en appliquant un protocole sanitaire et quelques gestes barrières simples ? Parce que nos dirigeants verrouillent tout, sans guère de concessions au-delà d’un kilomètre et d’une heure. Beaucoup de commerces sont également fermés, dont les magasins de pêche pour qui nous avons forcément une pensée particulière en ces temps difficiles.

SE MOBILISER

La voix des chasseurs semble mieux porter. Probablement que les chasseurs sont aussi plus unis, qu’ils chassent le gros ou le petit gibier, à plume ou à poil. En ce qui nous concerne, j’ai l’impression que les élus censés nous représenter ont aujourd’hui bien du mal à se faire entendre. On voit bien, ici et là, des fédérations de pêche mobilisées faire des demandes aux préfets. Il faudrait, me semble-t-il, que toutes les fédérations de pêche démarchent à l’unisson, et que notre instance nationale intervienne auprès de nos politiques, pour espérer, en cas de troisième confinement, pouvoir espérer pratiquer notre passion sur les berges du domaine public ou privé.

J’AI FAIT UN RÊVE

Je me suis demandé si les pêcheurs sauraient s’unir pour cela ? Il me revient en tête ce slogan de Camou, il y a une petite vingtaine d’années : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Serons-nous prêts, un jour, à manifester, à nous faire entendre, tous ensemble ? Serons-nous prêts à signer une pétition pour soutenir nos instances au niveau national ? Je sais déjà que plusieurs grandes marques de la pêche, de nombreux magasins de pêche, divers magazines, associations et instances sont prêts à s’unir pour défendre notre cause.

YES WE CAN

Nous sommes en France plus d’un million et demi de pêcheurs, dont environ 300 000 carpistes, parmi lesquels de plus en plus de jeunes et de femmes à en croire les nombreuses demandes d’abonnements reçues pendant ces deux confinements. Nous sommes la deuxième activité sport/loisirs de France après le foot, nous devrions donc pouvoir nous faire entendre ! J’espère vivement qu’à l’heure où vous lirez ces lignes elles pourront à nouveau être tendues (ou slack) et que la pêche sera autorisée à un peu plus d’un kilomètre, à un peu plus d’une heure par jour. C’est en tout cas ce que je nous souhaite pour 2021, ainsi qu’une bonne santé !

Christophe Courtois
Rédacteur en chef

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