Le Syndrome du BIP ! Edito du Média Carpe 164

Edito Média Carpe par Christophe Courtois

Certains symptômes sont révélateurs. Pour ma part, les premiers se sont déclarés il y a presque une trentaine d’années. À y regarder de plus près, bon nombre de mes amis sont aussi sujets à ces tocs. Ces derniers peuvent inquiéter nos proches. La pathologie semble souvent héréditaire. Peut être en êtes-vous victime ? Avez-vous déjà entendu parler du syndrome du bip ?

VOUS EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ de vous réveiller en pleine nuit, dans votre lit douillet, avec la certitude d’avoir entendu un détecteur sonner, prêt à bondir pour ferrer une canne ? Il est même possible que cela vous soit arrivé dans votre bed, au bord de l’eau, quand le chant d’un oiseau ressemblait à s’y méprendre au son d’un de vos détecteurs. Oui ? Rien de bien grave, en tout cas, il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

DELIRIUM TREMENS

Pour faire simple, ce n’est ni plus, ni moins, qu’une dépendance extrême. Chez certains individus, les premiers signes sont : une irritabilité inhabituelle ou, à l’inverse, un regard vide, perdu derrière une fenêtre à observer la pluie tomber. Après de longues investigations, moult expérimentations, dont, je le confesse, quelques simulations de départ sur les cannes de mes amis cobayes involontaires, je vais vous livrer les secrets d’une thérapie qui permettra, je l’espère, de lutter contre ce manque. En revanche, comme tout secret, je compte sur vous pour ne pas l’ébruiter.

QUE FAIRE ?

Pas de doute, vous êtes effectivement en manque. Dans la plupart des situations, le remède est simple. Pas de potion magique, ni d’ordonnance, il faut juste charger vos affaires de pêche dans le véhicule et rejoindre les berges le plus vite possible. Après quelques heures, une fois le premier départ venu, le syndrome devrait disparaître pour plusieurs jours, et peut-être plus, si la session a été productive. Si malheureusement ce premier traitement ne fonctionne pas, pas de panique, c’est juste une question de posologie ! Rien de plus simple : il faut y retourner ! Si votre emploi du temps vous le permet, et si votre entourage est conciliant, je vous préconise même de poursuivre le traitement ad vitam æternam. Avec plusieurs années de recul, comme pour le mal de dos, il est prouvé que la pratique est sans l’ombre d’un doute la meilleure solution pour ne pas replonger.

LES CONTRE-INDICATIONS

Il y a, comme pour tout traitement, des contre-indications : éviter la consommation abusive d’alcool. Sans modération, il deviendra impossible d’entendre le son des détecteurs lors de vos sorties. Ne pas s’éloigner trop des cannes, la centrale ne passe pas toujours. Éviter les piles usagées et prévoir un stock de secours. Il serait embêtant, voire frustrant, de ne rien entendre lors de votre thérapie. Ne pas mettre la musique trop forte, profitez de la nature. Éviter de pêcher dans un lieu où les carpes sont issues du trafic, elles viendraient hanter vos nuits et provoquer
des acouphènes !

29 ANS DE TESTS !

Et si cela ne suffisait pas, nous allons vous donner LA solution. Cela ressemble à un placebo, mais après de longues années de tests et un taux de réussite proche des 100 %, je vous assure que cela marche ! Il est vivement conseillé d’en prendre pour une année minimum, à raison de 6 fois par an, et surtout de bien lire la notice. Celle-ci fait 84 pages minimum et il y a des images… Et puis, si toute l’équipe se décarcasse, c’est pour votre bien. Vous en ressentirez les bienfaits à chaque lecture. Bien évidemment, je parle d’un abonnement au magazine « Média Carpe » ! Ainsi, impossible d’oublier votre traitement, puisqu’il sera livré à date fixe, directement dans votre boîte aux lettres. Vous n’aurez plus qu’à consommer (sans modération !), avant de retrouver, au plus tôt, la direction des berges.

Bon rétablissement !

Christophe Courtois
Rédacteur en chef

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