Pêche dans le Delta du Rhône

Destination Carpe

Riche de quinze années d’expérience en Camargue, il n’est pas toujours facile de pêcher ce type d’eau lorsque l’on n’a pas acquis certaines notions de la pêche en fleuve. En effet, nous allons vous dévoiler ici quelques règles et clés dans l’objectif de gagner un temps précieux sur le Rhône. Je vais développer les principaux points essentiels et aborder divers paramètres. Cela concerne la surveillance du débit d’un fleuve ‒ impératif afin de ne pas perdre de temps et de ne pas annuler une session au dernier moment, l’approche que j’utilise, les appâts, mes montages et le choix des postes à privilégier. Rien ne sera épargné pour espérer dompter l’un des fleuves les plus puissants de France, y compris les saisons les plus propices pour réussir.

LE BON DÉBIT ET LA BONNE SAISON
Le débit du fleuve est une information à ne pas négliger et au fil des années, je me suis aperçu qu’il est le paramètre le plus important à prendre en compte pour la productivité de ses pêches. Un débit très élevé n’est jamais très bon pour la pêche mais aussi pour notre sécurité, les forts courants incitant les carpes à quitter le bras principal et à rejoindre les zones plus calmes. Quant à la navigation, elle devient dangereuse surtout avec les petites embarcations que nous utilisons. Par expérience, le débit idéal est un débit stable, en dessous de 1 000 M3. Afin de vérifier quotidiennement celui-ci, il existe une source d’information sur le Web : le site de la CNR. Il nous indique en temps réel et plusieurs fois par jour l’évolution du débit et les prévisions. En l’absence de barrage sur le bas Rhône, le débit variera en fonction de la météo dans les régions en amont du fleuve. Beaucoup de petites rivières se jettent dans le Rhône et impactent fortement son débit mais aussi la température de l’eau. Les fortes pluies et la fonte des neiges sont le principal facteur des débits importants dans le delta du Rhône. Je privilégie donc l’été pour le débit stable des eaux et le niveau bas du fleuve. À cette saison, la nourriture naturelle est très largement développée ce qui incite les carpes à effectuer de nombreux déplacements en quête de celleci. Elles auront par définition plus de chance de tomber sur nos appâts.

 

La suite à lire dans le Média Carpe 162

 

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